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Punitions corporelles : halte aux idées reçues

«Rien de tel qu’une bonne raclée pour remettre un enfant dans le droit chemin» Faux. Une étude extensive de la prestigieuse revue Pediatrics, réalisée en 1998 aux Etats-Unis, a montré le contraire. Les punitions corporelles étaient, à cette date, utilisées dans la moitié des Etats américains. L’analyse a montré que les châtiments corporels s’étaient révélés inefficaces à l’école et que leur suppression n’avait pas augmenté les mauvaises conduites. En revanche, un nombre impressionnant de recherches scientifiques démontrent que la punition corporelle pose un risque à la sécurité et au développement de l’enfant. Plus les punitions corporelles sont incluses dans le mode éducatif des enfants, plus leur risque d’agressivité et de délinquance à l’âge adulte augmente. Le pourcentage de délits commis s’est avéré triplé chez les fils ayant reçu de fortes punitions corporelles de leur père (Mac Cord J. cité dans Éducation et famille de Durning P. et Pourtois J.-P., de Boeck Université, Bruxelles).
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Le jeu vidéo, avenir de l'école ?

Zombie DivisionValérie parlait récemment des jeux vidéo comme source de motivation. J’apprends qu’ils sont également de bonnes sources d’apprentissage. Les chercheurs de l’University of Central Florida, aux Etats-Unis, ont mené une étude comparative (PDF) en milieu scolaire sur les jeux mathématiques interactifs, tels que Math Missions, Aqua Moose ou Zombie Division (ci-contre). Résultat de l’étude : sur l’apprentissage de l’algèbre, ces jeux donnent de meilleurs résultats que la méthode d’enseignement traditionnelle (aux Etats-Unis). L’étude portait sur 193 étudiants du niveau secondaire (high school) ; elle a duré 18 semaines. Au bout du compte, les étudiants ayant passé leur temps à jouer ont progressé de 8,07 points (sur 25) pendant que les étudiants qui suivaient les cours classiques, 3,74 points.

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De 0 à 18 ans, 77000 pubs ingurgitées

J'invite les parents qui se posent des questions sur les rapports entre la pub, la nourriture et l'obésité, à lire l'excellente analyse de Martine Perez, chef du service sciences et Médecine du Figaro, dans un article intitulé "La guerre de la pub pour les bonbons aura bien lieu". L'auteur indique qu'entre 0 et 18 ans, l'enfant absorbe en moyenne 77.000 spots de pub. Comme avec le téléphone portable, le parallèle avec la publicité sur la cigarette, il y a 20 ans, est assez frappant : les vendeurs de tout poil mettent en avant le fait que la consommation de cigarettes ou de produits alimentaires divers et pas toujours indiqués est un choix individuel. Contre l'avis des médecins, l'industrie agro-alimentaire défend son pré-carré en indiquant que la malbouffe des enfants est de l'unique responsabilité des parents.
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Un jeu vidéo pour ne plus sucer son pouce

On dit que les jeux vidéo, ça ne sert à rien, mais on a tord, la preuve. Jusque là, j’avais essayé un certain nombre de recettes pour que mon fils arrête de sucer son pouce (il a 6 ans). Du moins, j’avais tenté de le dissuader de sucer son pouce en lui exposant les dégâts que cela occasionne aux quenottes. A cet âge, cependant, les enfants ne se projettent pas dans l’avenir, et encore moins dans celui de leur dentition. Je ne souhaitais pas utiliser la méthode contraignante : vernis dégueu sur les ongles, bouts de scotch sur les doigts, ou chaussettes sur les mains. Par ailleurs, j’essaye d’éviter les discours qui font peur aux enfants, du genre « si tu continue à sucer ton pouce, gare au dentiste, c’est un tortionnaire ! ». Ca ne marche pas et on risque juste d’en faire un réfractaire aux soins dentaires. A mon sens, un enfant qui arrête de sucer son pouce de son propre chef sauve sa dentition et forge sa volonté. → plus

Comment la télé pour bébés prélève du temps de cerveau disponible aux moins de 3 ans

Ainsi donc, il y a désormais des chaînes de télé pour bébés : Baby TV et Baby First, notamment (diffusées sur Canalsat). Programmes type Télétubbies, mouvements lents, couleurs vives, sons bizarroïdes, ces chaînes auraient été lancées, selon le quotidien Libération, suite au succès de Tiji et Piwi (deux chaînes pour les 3-6 ans). Différence : il y a de la pub sur Tiji et Piwi, pas (encore) sur les télés pour bébés. Il est à peu près clair que l’intérêt d’une telle télé, c’est d’être une baby-sitter pas chère. Les promoteurs de Baby TV et Baby First mettent en avant des programmes ludo-éducatifs sensés développer les capacités intellectuelles des enfants. Vous avez déjà vu Télétubbies, je ne vous fait pas un dessin.

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Les téléphones portables dangereux pour les enfants ?

Une vingtaine de scientifiques ont signé un appel à une quasi-interdiction des téléphones portables pour les enfants de moins de 12 ans, dans le journal du Dimanche. Ce sont notamment des cancérologues qui montent au créneau. Ils comparent la situation sanitaire du  téléphone portable "au tabac ou à l'amiante, il y a 50 ans". Les auteurs notent que le portable ayant moins de 10 ans, les études épidémiologiques manquent. Mais ce fut vrai également avec le tabac : il a fallu plus de 30 ans pour s'apercevoir des dégats des cigarettes.

Les auteurs rapportent qu'il y a un concensus sur une pénétration significative des champs électromagnétiques au niveau du cerveau, notamment chez les enfants ; que cette pénétration modifie l'organisme et notamment les "protéines de stress" ; qu'elles sont à l'origine de certaines tumeurs bénignes... pour l'instant. 

Le portable, comme la cigarette ? Personnellement, je ne fais pas fumer mes enfants. Et vous ?



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